Selon un sondage diffusé ce lundi, les Français souhaitent voir leur nombre augmenter dans la santé, la recherche et l'enseignement.
A Paris, lors de la grève interprofessionnelle du 29 janvier. (REUTERS/Charles Platiau)
Voilà qui devrait remonter le moral des 5,2 millions de fonctionnaires français (un emploi sur cinq) : ils ont une bonne image auprès de 72% de la population, d’après un sondage de l’institut
Obea-Infraforces pour 20 Minutes et France-Info, publié ce lundi.
Dans le détail, 57,2% des personnes interrogées (un échantillon national représentatif de 1.057 personnes) ont une «assez bonne» image des fonctionnaires et 15,2% une «très bonne» image. 11,9%
en ont une «assez mauvaise» image et 4,3% une «très mauvaise». 11,1% disent que l’image qu’ils s’en font «dépend des fonctionnaires, des métiers» et 0,4% ne se prononcent pas.
La grande majorité des personnes interrogées plaide pour une meilleure répartition des fonctionnaires en fonction des secteurs: leur nombre doit être augmenté dans les hôpitaux aux yeux de
92,5% des personnes, dans la recherche (72,4%), dans l’enseignement (68,2%) et dans les forces de l’ordre (49,6%).
En revanche leur nombre doit être diminué dans les administrations (mairies, préfectures, impôts), selon 36,9% des personnes interrogées. 26,9% pensent que leur nombre doit être augmenté dans
ce dernier secteur, 29,5% qu’il doit rester inchangé.
Compte tenu du contexte actuel de crise, 47,4% pensent que le gouvernement devrait renoncer à son plan de réduction du nombre de fonctionnaires, 45,9% pensent que non. 55,8% sont pour une
hausse de leur pouvoir d’achat pour favoriser la relance, 38,5% sont contre.
Les trois quarts des sondés (76,2%) seraient favorables à ce que le mérite soit pris en compte dans leur rémunération afin d’augmenter leur pouvoir d’achat (54,5% tout à fait favorables, 21,7%
assez).
Enfin, 41% jugent que «les fonctionnaires sont toujours en grève» (14,5% tout à fait d’accord, 26,5% assez d’accord) mais 58,1% estiment qu’ils «savent se mobiliser pour les droits de tous les
salariés» (33,1% tout à fait d’accord, 25% assez d’accord).
Liberation.fr